lundi 22 janvier 2018

NDDL : victoire ou capitulation ? par Alain de CHARENTE

TRIBUNE LIBRE

L
e premier ministre vient donc de mettre un terme à plusieurs décennies d’atermoiements concernant le projet d'un nouvel aéroport en Loire Atlantique. C'est donc l'arrêt de ce projet qui vient d'être acté officiellement par le gouvernement avec, sans nul doute, l'aval du président Macron qui ne peut que confirmer la décision prise puisqu'il en est l'un des acteurs et qu'il semble inconcevable qu'il puisse ne pas  être en phase avec le chef du gouvernement.

FALLAIT-IL LANCER CE PROJET ?

C
ette réalisation était-elle justifiée ?... Fallait-il lancer ce programme ?... Avait-on réellement besoin de cet aéroport supplémentaire ?.... Les avis sur le sujet sont partagés et, au vu de l'ampleur des réactions, de la passion suscitée, des manifestations des opposants et des antis, définir si la décision prise est judicieuse ou non est un débat. Mais il est intéressant de savoir ce qui a finalement motivé l'arrêt du projet car les explications d'Édouard Philippe ne sont peut-être pas si convaincantes qu'il voudrait s'en persuader.

Fallait-il ou pas ?...
Le premier ministre nous explique qu'il a pesé le pour et le contre, qu'il a pris le temps d'analyser avec finesse les deux options sur les plans économique, budgétaire, politique… mais au vu de l'antériorité du projet on peut raisonnablement penser que tous les éléments étaient déjà en sa possession lorsqu'il a pris ses fonctions et, qu'en conséquence, la décision de mettre fin à ce projet aura été motivée par un autre paramètre. Et c'est bien sur celui de la présence des zadistes, fermement opposés à ce chantier qui aura été déterminante.

La preuve en est puisque ce projet était déjà sur la table lorsque le nouveau président était ministre de l'économie de François Hollande et qu'il avait forcément du se pencher sur ce dossier explosif ayant en main tous les éléments pour trancher. Et que d'autre part, suite au référendum  local qui aura vu la majorité du OUI au lancement du nouvel aéroport l'emporter, il s'était engagé à respecter le choix des urnes. Ce qui au vu de la décision d'aujourd'hui correspond à une volte-face à 180° que l'on ne peut donc pas imputer à l'étude technique du dossier.

UN PREMIER MINISTRE PEU CRÉDIBLE

A
vant de nous faire part de sa décision et depuis l'annonce du coup de frein définitif, Édouard Philippe a assuré que, quel que soit le choix final retenu, l'occupation illégale de plusieurs hectares du domaine privé et public par les squatteurs, à commencer par la prise en otage du réseau routier interdisant la circulation dans cette zone, devait cesser et que les occupants en totale contravention avec l'ordre Républicain seraient expulsés.

Un Premier Ministre peu crédible
Si le chef de gouvernement avait voulu être crédible sur les motifs de sa décision mettant fin à un demi-siècle de tergiversations, il aurait fallu qu'il déclare que l'option retenue ne sera officiellement dévoilée qu’après avoir procédé à l'expulsion de ce camp retranché. Ce qui aurait dû être un préalable et aurait signifié que ce choix était dicté par des considérations exclusivement économiques alors que, de toute évidence, on ne peut qu'être tenté de penser que la position prise l'aura été en prenant en compte le risque d'affrontement inévitable entre la force publique et les zadistes déterminés à s'opposer violemment à l'autorité en refusant d'accepter le verdict quel qu'il soit.

Le fait d'annoncer que quelle que soit l'option choisie, la zone sera évacuée mais que celle-ci n'interviendra qu'à la fin de la trêve hivernale est déjà en soi une reculade, un aveu de faiblesse car les zadistes ne sont pas des SDF et doivent avoir quelque part un domicile. Quitte à être hébergés chez les nombreux sympathisants du secteur qui approuvent la démarche qui se voudrait écologiste, même si l'écologie n'est qu'un prétexte. La véritable motivation étant celle de tout anarchiste de s'opposer au pouvoir, et sans doute que l'idée de ce sursis accordé est d'espérer qu'avec l'abandon du projet une partie des occupants de Notre Dame des Landes décidera de quitter les lieux (en oubliant de faire le ménage en partant....). Dès lors que l'objectif est atteint, qu'ils ont obtenus satisfaction et donc qu'avec un peu de chance, sur les deux ou trois cent zadistes, seul un noyau dur sera à affronter lorsque l'ordre d'évacuer sera donné.

Cette stratégie peut se défendre si elle permet de limiter les risques de heurts violents et peut être meurtriers mais, malgré tout, montre que le gouvernement n'a pas la fermeté nécessaire pour faire respecter l'ordre sans chercher à négocier ou arrondir les angles alors qu'aucune tractation ne devrait être envisagée et que la loi se doit d’être appliquée sans faiblesse, à Notre Dame des Landes comme partout ailleurs sur le territoire National, y compris les terres éloignées de l'hexagone.

Deux cents pouilleux avec tresses et chignons
qui campent dans la forêt transformée en dépotoir
D'autant que l'on croit savoir qu'il serait question que les occupants, rappelons-le illégaux, pourraient se voir attribuer des facilités d'implantation sur ces terrains qui ne leurs appartiennent pas et sans doute avec des aides financières publiques, preuve une fois encore, que pour faire aboutir une revendication, seule la menace, la violence et le refus des règles établies sont couronnées de succès et que la modération ne paie pas. En tout cas, si l'on accepte que ces soldats loqueteux se reconvertissent en nouveaux fermiers et restent sur place pour y développer leur activité bucolique, cette région pourrait sans doute se targuer de disposer de la plus grande concentration au monde par mètre carré de maraîchers bio... Bonjour la concurrence !

UNE RÉDDITION QUI EN ENTRAINERA D’AUTRES

C
ette reddition en rase campagne (au vu du contexte) va par contre ouvrir une boîte de Pandore car ce renoncement ne pourra qu'encourager d'autres initiatives d'entrée en sécession, de la part bien sur des pseudos écolos qui à chaque nouveau projet d'infrastructure voudront jouer les Robin des Bois.

En s'opposant de préférence par la violence, forts de leur succès du jour (c'est déjà le cas dans d'autres secteurs géographiques), mais aussi ne pourra que convaincre et encourager ceux qui depuis déjà longtemps ont entrepris d'attaquer notre modèle de société en cherchant à remplacer notre mode de vie par le leur, par touches successives.

Avec le constat accablant et alarmant de voir que des pans entiers de notre territoire ne sont plus régis par l'autorité Républicaine mais aux mains de voyous, de gangsters, de terroristes qui ont adoptés leurs propres règles, us et coutumes d'un autre âge et qui se sont exclus du cadre National, créant des califats indépendants et autonomes un peu partout en France, sauf bien sur lorsqu'il s'agit de percevoir les prestations dispensées avec largesse par « l'État Français ».

Il ne fait aucun doute que si le gouvernement autorise le maintien sur place de certains de ces squatteurs, ce sera une aubaine et un blanc sein pour ceux qui ont déjà annexé des secteurs entiers du territoire, des communes où le maire est remplacé par un imam, où l'école laïque est remplacée par l'école coranique quand ce n'est pas celle du djihad, et où notre Code Civil a laissé la place à celui de la charia.

La ZAD de Notre-Dame-des-Landes était devenue une zone de non droit, une de plus, et elle est peut-être en passe d'être rasée (à vérifier). Mais qu'en sera-t-il des 700 autres aux mains des caïds et de l'islam (radical ou pas) ?

Car si l'État s'avère incapable de mettre au pas deux cents pouilleux avec tresses et chignons qui campent dans la forêt transformée en dépotoir et armés de bâtons et de sarbacanes, qu'en sera-t-il des 10 millions de barbus vindicatifs, débordants de haine qui ont annexé des villes entières, voire des départements devenus des forteresses puissamment armées ?

Nous avons donc la prétention de vouloir faire régner l'ordre au Moyen-Orient, en Afrique ou ailleurs, botter les fesses des terroristes au Mali, en Syrie, en Irak, bomber le torse face à Poutine ou Trump, mais nous avons des réticences de vierge pour évacuer une poignée de traîne savates qui occupent en toute illégalité quelques hectares, préférant adapter notre politique et nos choix industriels et économiques en fonction de cette présence plus anarchiste qu'idéaliste que l'on n'ose pas affronter.

►Pour finir, reconnaissons quand même que ce dossier de NDDL est un cadeau empoisonné, une patate chaude que se seront refilés les deux gouvernements qui ont précédé celui du président actuel, N.Sarkozy et F.Hollande n'ayant pas particulièrement brillé dans l'affaire, ayant préféré jouer la carte du pourrissement, tactique assez peu glorieuse lorsque l'on veut jouer dans la cour des grands et régenter le reste du monde.■





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