mardi 19 novembre 2013

Lettre ouverte à Claude Moine, par NOBELINE

 
Claude Moine, alias Eddy Mitchell, dit "Schmoll".
J
e vais essayer de rester courtoise pour répondre à ton propos lors de ton passage (alimentaire ?) à l’émission télévisée de Canal+. Propos assez confus, d’ailleurs, puisque tu ne sais pas très bien répondre à la question insistante du Français, issu de l’immigration, qui t’interroge pour te faire dire ce qu’il attend en réponse.
T’as quand même eu l’air con ! Elle n’était pas franchement convaincante ta réponse à : « La France doit présenter des excuses à l’Algérie ? », tu en conviendras.
Mais qui es-tu, toi, en cet été 1962 ?
Tu es parisien, né en 1942. En 1962, tu as 20 ans et, donc, tu es mineur, gorgé de cinéma américain, rêvant de ressembler aux rockers américains comme ton idole Gene Vincent. Mais n’est pas Gene Vincent qui veut… Il avait du talent et il était intelligent.
Depuis deux ans, tu es le chanteur du groupe les Chaussettes Noires, en référence aux chaussettes de la marque Stemm dont tu fais la « réclame ». Ce n’est pas très flatteur pour toi mais tu crois avoir du talent…¢

Revenons-donc à cette année de tes vingt ans et ta venue à Oran.

Tu étais en civil, dis-tu. C’est vrai, tu as fait l’Armée avec, pour mission, de t’occuper du ciné-club dans une caserne parisienne. Au moins, t’a-t-on affecté au bon poste. Tu as même pu, pendant ta période sous les Drapeaux, enregistrer des disques avec ton groupe. C’est mieux que de tenir un fusil, d’autres ont eu moins de chance que toi, à cette époque.

Tu viens à Oran pour te produire au théâtre de verdure. Tu ne chantes pas ! On est en guerre dans cette ville et tu le sais… enfin, je dis « tu le sais » mais je ne suis pas très sûre que tu aies, à aucun moment de ta vie, eu une autre préoccupation que les westerns, le C.E de l’ancêtre de la RATP et la chanson, toujours, parce que tu crois avoir du talent…

Et tu aurais assisté à des scènes « absolument atroces » dans une ville dont tu ne te souviens pas bien si, comme à Cannes ou à Nice, « elle avait une promenade qui donnait sur la mer ou quelque chose comme ça. » (je te cite)

Sauf que…

Je te rappelle que nous sommes en 1962, après le 19 mars, date à laquelle De Gaulle a offert trois de nos départements français aux Algériens, sans autre forme de procès et que nous sommes en total désaccord avec sa décision. Que nous avons décidé de poursuivre la guerre contre l’autorité gaullienne que nous jugeons factieuse et pour cause !

Avant de t’exprimer comme tu l’as fait devant des caméras de télévision, tu aurais dû savoir que, à Oran, les arabes vivaient séparément des européens. Ils aimaient bien M’dina Jdida. Et, aussi, les quartiers périphériques. Surtout ceux qui jouxtaient le Petit Lac. Ce n’était pas l’apartheid mais ils avaient choisi comme ça. Rares étaient ceux qui habitaient en ville européenne.

Aussi, je te défie d’avoir rencontré, en 1962,  des petits mômes (sous-entendu, arabes, tu n’as même pas le courage de le dire) sur le Front de Mer ou dans quelque quartier européen que ce soit, encore bien moins, en centre-ville.

Pour la bonne raison que la ville d’Oran était en feu. Je pèse mes mots, la ville était en guerre et en feu. L’OAS (Gloire à Eux) menait à bien la défense de notre ville et quelle qu’ait été la date exacte de ta représentation, en l’été 1962, tu ne pouvais apercevoir que quelques fantômes d’européens déambuler dans la ville d’Oran. Au mieux, tu as pu voir leurs fantômes partir avec un sac et des gosses accrochés à leurs basques mais jamais – au grand jamais – tu n’as pu voir d’arabes, petits ou grands se promener dans la ville d’Oran, en ces mois d’été précédent le 5 juillet 1962. Encore moins, se faire « balancer par-dessus le Front de Mer », quand on sait que le front de Mer est un balcon qui domine… la route du port en contrebas.

Je dis donc, que tu as inventé ce témoignage et qu’il a été concocté de toutes pièces par toi et ceux qui t’ont payé pour que tu dises à leur antenne ce qu’ils voulaient t’entendre dire.

Décidément, tu n’as pas eu beaucoup de chance dans ta vie. Tu as débuté ta carrière en faisant de la pub pour des chaussettes et tu finis par de la pub pour des racistes, sur une chaîne de télé.

« La France était coloniale, qui dit colonie dit esclavagisme », dis-tu en conclusion de ton interview. Comme tu as l’air bête quand tu lances cette phrase ! Tu as oublié d’ajouter « le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes » pour faire comme ces idiots utiles de gauche qui se croient intellectuels.

Mais, si tu es convaincu de ce que tu as dit, explique-moi, alors, pourquoi ces esclaves rêvent tant de revenir chez leurs maîtres ?

Tu es de ma génération. Sans être mon idole, tu as fait partie des musiques qui ont accompagné ma jeunesse.

J’efface tous les souvenirs de tes chansons. Je les brûle.¢

La décadence

La décadence

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